Votre chauffeur vient de déposer un passager à l’aéroport. Et maintenant ?
Il fait demi-tour et rentre à vide. Aucun passager, aucun revenu : seulement du carburant consommé, du temps de travail mobilisé et une usure supplémentaire du véhicule.
Si cela ne se produit qu’une seule fois, la situation reste gérable. Mais si cela arrive 20 fois par jour à l’échelle de votre flotte, votre entreprise supporte le coût de véhicules qui circulent sans générer de revenus. C’est ce que l’on appelle les trajets à vide. Pour la plupart des entreprises de transferts aéroportuaires qui exploitent entre 5 et 20 véhicules en Europe, il s’agit de l’un des problèmes les plus coûteux, alors même que ce coût passe souvent inaperçu.
Ce guide explique le coût réel des trajets à vide, pourquoi la répartition manuelle des courses ne suffit pas à résoudre ce problème à l’échelle d’une flotte et comment un système de gestion de flotte pour les transferts aéroportuaires permet de réduire les retours à vide grâce à une planification plus intelligente des itinéraires, à la mise en correspondance des courses retour et à l’attribution automatisée des courses.
Table des matières
- Le coût réel des retours à vide
- Pourquoi la répartition manuelle des courses ne suffit pas
- Comment une répartition intelligente réduit les retours à vide
- Trois autres moyens de réduire les trajets à vide
- À quoi cela ressemble concrètement
- L’erreur que commettent la plupart des exploitants
- Les trajets à vide nuisent à votre rentabilité : voici comment y remédier
Le coût réel des retours à vide
Mettons des chiffres sur cette réalité.
Un transfert aéroportuaire classique en Europe occidentale couvre généralement entre 40 et 60 km. Si votre chauffeur dépose un passager à Brussels Airport puis retourne à vide vers le centre de Bruxelles, cela représente environ 30 km et près de 40 minutes de conduite, sans générer le moindre revenu.
Prenons l’exemple d’une flotte de 10 véhicules effectuant chacun cinq transferts aéroportuaires par jour :
- 50 transferts aéroportuaires au total
- Si la moitié des retours s’effectuent à vide : 25 trajets à vide par jour
- 25 × 30 km = 750 km de trajets à vide chaque jour
- Avec un coût d’exploitation estimé à 0,18 €/km, auquel s’ajoute le temps de travail du chauffeur, cela représente facilement 150 à 250 € de coûts directs par jour.
Sur un mois, cette somme pourrait financer le leasing d’un véhicule supplémentaire, le salaire d’un chauffeur ou un véritable budget marketing. Selon les données du secteur du transport, les trajets à vide représentent généralement 15 à 30 % du kilométrage total parcouru dans les activités de transport privé et de transfert aéroportuaire. Pourtant, de nombreux exploitants sous-estiment encore leur impact sur la rentabilité.
Le problème n’est pas que les chauffeurs effectuent parfois un retour à vide. Le véritable problème, c’est que sans un système adapté, ces retours à vide deviennent la norme plutôt que l’exception.
Pourquoi la répartition manuelle des courses ne suffit pas
Le premier réflexe consiste souvent à essayer de réduire les trajets à vide manuellement : demander à un répartiteur de surveiller le planning, d’identifier les chauffeurs qui se dirigent vers l’aéroport et de leur attribuer, à temps, une course de retour adaptée.
En pratique, cette approche ne fonctionne pas à grande échelle.
Un répartiteur qui gère simultanément entre 8 et 15 véhicules ne peut pas recouper de manière fiable les heures de départ, les heures d’arrivée, la position des chauffeurs et la disponibilité des véhicules en temps réel, tout en répondant aux appels entrants, en gérant les changements de dernière minute, les retards de vol et les échanges avec les chauffeurs.
Pour éliminer les trajets à vide, cette logique d’attribution doit être appliquée automatiquement à chaque nouvelle réservation :
« Le chauffeur A dépose un passager au Terminal 2 dans 35 minutes. La réservation B prévoit une prise en charge au Terminal 1 dans 50 minutes. Même aéroport. Même catégorie de véhicule. Attribution automatique. »
Un répartiteur peut y parvenir de temps à autre. Un logiciel, lui, le fait de manière fiable, à chaque fois.
C’est précisément là que la répartition automatisée des courses améliore la rentabilité d’une flotte de transferts aéroportuaires. Pour découvrir plus en détail son impact sur les trajets planifiés, consultez également : Comment la répartition automatique améliore l’efficacité des courses planifiées.
Comment une répartition intelligente réduit les retours à vide
Un logiciel de répartition pour les transferts aéroportuaires correctement configuré réalise ce qu’une coordination manuelle ne peut pas faire : il analyse simultanément l’ensemble des réservations et attribue les courses en fonction de l’endroit où les chauffeurs se trouveront, et non uniquement de leur position actuelle.
Son fonctionnement repose sur trois étapes essentielles :
Anticipation de la position du chauffeur
Lorsqu’un chauffeur est affecté à un transfert vers Frankfurt Airport à 14 h 00, le système sait qu’il sera disponible à proximité de l’aéroport vers 14 h 45. Cette position future est immédiatement prise en compte pour l’attribution des courses.
Mise en correspondance par proximité
Toute réservation nécessitant une prise en charge à Frankfurt Airport entre 14 h 30 et 15 h 15 est automatiquement comparée aux chauffeurs disponibles, y compris à celui qui vient d’effectuer un dépôt sur place.
Attribution automatique
Si les critères sont remplis — catégorie de véhicule, capacité de transport et horaires — le système attribue automatiquement la course retour. Le chauffeur reçoit sa prochaine mission avant même d’avoir terminé la précédente.
Résultat : le même chauffeur qui a déposé un passager à l’aéroport prend en charge un autre client pour le trajet retour. Les trajets à vide diminuent, le chiffre d’affaires par heure d’exploitation augmente et aucune intervention du répartiteur n’est nécessaire.

Trois autres solutions pour réduire les trajets à vide
La répartition intelligente prend en charge la logique principale d’attribution des courses. Trois leviers supplémentaires permettent d’en renforcer l’efficacité :
1. Réductions sur les trajets retour
Le moyen le plus simple de réduire les trajets à vide consiste à inciter les passagers à réserver leur trajet retour dès leur première réservation.
Un client qui réserve un transfert vers l’aéroport est naturellement susceptible d’avoir également besoin d’un trajet retour. Une réduction sur ce second trajet, configurable directement dans vos paramètres tarifaires, lui offre une raison supplémentaire de réserver l’aller et le retour en une seule fois.
Pour votre flotte, deux trajets confirmés par le même client signifient que le trajet retour est déjà planifié avant même que le chauffeur ait terminé le premier. Aucune mise en correspondance n’est nécessaire : la réservation est déjà enregistrée.
2. Réseau de partenaires
Tous les retours à vide ne peuvent pas être évités uniquement grâce à vos propres réservations. Si votre flotte présente un déséquilibre régulier — par exemple un fort volume de trajets vers l’aéroport le matin et davantage de retours l’après-midi — certaines plages horaires resteront inévitablement sans réservation.
Un réseau de partenaires permet de résoudre ce problème en donnant aux exploitants la possibilité de partager leurs capacités. Si votre chauffeur vient de déposer un client à Amsterdam Schiphol et que vous n’avez aucune réservation pour le retour, une entreprise partenaire ayant une prise en charge prévue à Schiphol peut lui confier cette course. Les deux sociétés y gagnent, le véhicule ne rentre pas à vide et votre chauffeur génère des revenus sur un trajet qui serait autrement resté improductif.
Ce type de mutualisation des capacités entre entreprises est utilisé depuis longtemps par les grands opérateurs. Les plateformes modernes de répartition rendent désormais cette approche accessible aux flottes de 5 à 20 véhicules, sans les accords informels ni les litiges liés aux commissions qui accompagnent souvent la coordination manuelle entre partenaires.
3. Transferts partagés
Sur les itinéraires où la demande est prévisible — grands aéroports, navettes vers les stations de ski en France ou en Autriche, ou encore liaisons vers les principaux quartiers d’affaires à Bruxelles ou Amsterdam — les transferts partagés permettent à plusieurs passagers voyageant dans la même direction de partager un même véhicule.
Chaque passager paie moins qu’un transfert privé, tandis que l’exploitant augmente ses revenus par kilomètre parcouru. Le véhicule transporte ainsi plusieurs passagers sur un même trajet, au lieu d’un seul, et évite davantage de retours à vide.
💡 Pour les exploitants assurant un volume élevé de transferts aéroportuaires, les transferts partagés permettent de réduire les trajets à vide tout en augmentant les revenus générés par chaque course : l’une des rares solutions qui améliorent simultanément ces deux indicateurs.
À quoi cela ressemble en pratique
Prenons l’exemple d’une entreprise de transferts aéroportuaires exploitant une flotte de 12 véhicules en Belgique et desservant Brussels Airport (BRU) et Liège Airport (LGG).
Dans une situation typique, une part importante des déposes à l’aéroport donne lieu à des retours à vide, en particulier pendant les heures de pointe. Grâce à la mise en correspondance fondée sur la position future des chauffeurs, aux réductions sur les trajets retour et au partage de capacité avec des partenaires, cette proportion peut être fortement réduite sans ajouter de véhicules ni recruter de nouveaux chauffeurs.
Résultat : le taux de retours à vide peut descendre sous la barre des 15 %. La combinaison de la mise en correspondance automatisée fondée sur la position future des chauffeurs, des réductions sur les trajets retour et du partage de capacité via un réseau de partenaires permet de combler les créneaux que la coordination manuelle ne parvient pas à optimiser.
Aucun véhicule supplémentaire. Aucun chauffeur supplémentaire. Aucune hausse des tarifs. La même flotte, mais une exploitation bien plus efficace, grâce à un système capable d’anticiper ce que le répartiteur ne peut pas voir en temps réel.
À lire également : Pourquoi les entreprises de transfert disposant de plus de 10 véhicules ont besoin d’un logiciel de répartition pour automatiser la planification des chauffeurs
L’erreur que commettent la plupart des exploitants
Face aux trajets à vide, la réaction la plus fréquente consiste à les considérer comme un coût inévitable de l’activité : « C’est tout simplement le fonctionnement normal des transferts aéroportuaires. »
Une autre réaction courante consiste à recruter un répartiteur plus expérimenté.
Aucune de ces solutions ne règle réellement le problème. Les trajets à vide ne sont pas dus à un manque d’attention des équipes, mais à un défi de traitement des données. La logique de mise en correspondance nécessaire pour éliminer systématiquement les retours à vide sur une flotte de plus de 10 véhicules, en temps réel et en tenant compte des retards de vol ainsi que des réservations de dernière minute, dépasse largement ce qu’un répartiteur peut gérer manuellement lorsque le volume d’activité augmente.
Les exploitants qui parviennent à réduire les trajets à vide ne travaillent pas davantage. Ils s’appuient sur un système qui automatise ces processus et optimise leur flotte en continu.
À lire également : Automatisation d’une entreprise de taxi : comment économiser plus de 6 heures par jour et arrêter de perdre des clients
Les trajets à vide nuisent à votre rentabilité – mais il existe une solution
Chaque retour à vide représente une perte directe : un potentiel de chiffre d’affaires qui se transforme en dépenses de carburant et en coûts de main-d’œuvre, sans générer le moindre revenu. Pour une flotte de 10 véhicules, réduire de moitié le nombre de retours à vide peut permettre d’économiser l’équivalent des coûts d’exploitation mensuels d’un véhicule.
Les exploitants qui obtiennent les meilleurs résultats ne sont pas forcément les plus grands ni ceux qui disposent des moyens les plus importants. Ils gèrent leur flotte de transferts aéroportuaires à l’aide d’une plateforme capable d’affecter automatiquement les chauffeurs, de combler les créneaux disponibles grâce à un réseau de partenaires et d’encourager les passagers à réserver leur trajet retour dès leur première réservation.
C’est précisément l’objectif de CodiCo : aider les exploitants à éliminer les inefficacités coûteuses qu’une gestion manuelle finit souvent par créer à mesure que leur activité se développe.
Si vous exploitez une flotte de 5 à 20 véhicules en Belgique, en Allemagne, en France, en Espagne ou aux Pays-Bas et souhaitez découvrir comment cette approche peut améliorer les performances de votre flotte, découvrez les solutions CodiCo.
Articles connexes
- Comment la répartition automatique améliore l’efficacité des courses planifiées
- Comment augmenter la rentabilité de votre flotte de taxis de 30 % sans recruter davantage de chauffeurs
- Combien d’argent perdez-vous avec une gestion manuelle des réservations de courses ?
Conclusion
Les trajets à vide n’apparaissent pas comme une ligne distincte dans votre compte de résultat. Ils se reflètent dans vos dépenses de carburant, le temps de travail de vos chauffeurs et l’écart entre le nombre de courses que votre flotte pourrait effectuer et celui qu’elle réalise réellement.
La solution ne consiste ni à travailler davantage ni à recruter un répartiteur plus expérimenté. Elle consiste à équiper votre flotte d’un système capable d’analyser chaque réservation, la position de chaque chauffeur et chaque opportunité d’éviter un retour à vide, puis d’agir automatiquement, à chaque réservation.
C’est ce qui fait la différence entre une entreprise de transferts qui se développe durablement et une entreprise qui reste très active sans pour autant améliorer sa rentabilité.


